12 décembre 2014
 

 Les Noëls de mon enfance

Ce billet m'a été inspiré par un article de Petite Yayé...

Je me rappelle de l'excitation à l'approche de Noël... Pas à cause des cadeaux : chez nous, nous fêtions la Saint Nicolas... Mais plutôt, la joie de décorer la maison... 

Mon père et moi montions au grenier pour aller chercher les caisses contenant boules, guirlandes et sapin. Ma mère dégageait l'espace où le sapin prendrait place. Ensuite, nous ouvrions les branches du sapin artificiel qui, il faut bien l'avouer, sentait un peu le renfermé après avoir passé 11 mois dans son cercueil de carton. 

Puis, on installait la guirlande lumineuse : une guirlande rétro où chaque ampoule avait une couleur différente et représentait tantôt une lanterne chinoise, tantôt une pomme de pin. Satanée guirlande qui s'éteignait soudainement et dont il fallait dévisser une à une les lampes pour remplacer la coupable ! C'était le job de mon père. Celui de ma mère ? Mettre les guirlandes dorées et argentées de la base du sapin à sa pointe, trop haute pour moi. C'était alors mon tour : accrocher les boules. Pas des boules monochromes comme sur mon propre sapin, non ! Des violoncelles, des oiseaux, des théières, des champignons, des lanternes... le tout dans un mélange bigaré de couleurs éclatantes. J'avais mes préférences : un colibri gris et rouge et une locomotive orange. La touche finale ? des cheveux d'ange argentés qui faisaient scintiller encore plus le sapin... Et la flèche !

Nous finissions en sortant les délicates figurines de la crèche de leur papier de soie. Marie, Jésus, Joseph, l'âne et le boeuf... un berger, des agneaux et, surtout, 2 anges blancs ayant appartenu à mes grands parents. Tout ce petit monde prenait place dans une maisonnette en bois que mon père avait construite. J'en avait décoré le fond avec un ciel bleu foncé constellé d'étoiles...  

Une fois le sapin fait, les caisses vides remontées au grenier, Noël pouvait vraiment commencer... 

 

 

 

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