23 juillet 2013
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 Le pacte

C'est les vacances et vous savez quoi ? Ben je ne lis pas plus ! Clin d'œil

Je viens de terminer Le pacte de Lars Kepler . C’est sous ce pseudonyme* que ce cache un couple d’écrivains suédois Alexander et Alexandra Ahndoril. Leur premier roman en duo L’hypnotiseur, que j’ai également lu, est devenu un best-seller  international.

9782742799411.jpg L’histoire

Viola est retrouvée morte dans un bateau à la dérive. Sa sœur Pénéloppe, célèbre militante pour la paix,  et son ami, Bjorn sont poursuivis par un tueur à gage dans l’archipel de Stockolm. Le même jour, Carl Palmcrona est retrouvé pendu au milieu de son salon… l’homme était chargé de signer les contrats d’armement de la Suède. Sur fond de pacte diabolique et de traffic d’armes, l’inspecteur Joona Linna mène une double enquête sans liens apparents...

Ce que j’en ai pensé

J’aime les romans scandinaves ce n’est pas un secret… Je trouve leur rythme très différent de ce que peut trouver dans la littérature policière anglo-saxonne. Les chapitres, très courts, s’enchaînent et maintiennent le suspens : qui en veut à Pénéloppe Fernandez ? Pourquoi Palmcrona s’est-il suicidé ? Quel rapport avec la mort d’un adolescent brûlé vif dans une maison abandonnée ? Le lecteur se trouve face à un puzzle dont les pièces s’emboîtent peu à peu, dégageant la trame de l’intrigue. Je trouve l’ambiance nordique particulière : l’univers dépeint est souvent brut, à la limite du glauque… Les auteurs vont droit au but dans leur description, suscitant une horreur froide et afficace. J’ai lu plusieurs critiques parlant de « lenteurs ». A mon avis, ces lenteurs participent à créer un climat sombre et pessimiste. Climat que j’appréhende d’autant mieux depuis notre trip en Finlande. Tout concourt à donner cette impression : l’attitude des « gens du nord », le climat, la luminosité, les paysages, l’architecture, les couleurs…  (j’en parlais un peu ici ).

Pourtant, ne vous leurrez pas : on n'est pas ici face à de la grande littérature mais à un roman divertissant avec, néanmoins, un sujet sérieux et une intrigue complexe. Durant les trois quart du texte, je me suis demandée ce qu'était ce fameux pacte. Une fois ce mystère mis à jour, le lecteur prend la mesure de l'horreur des enjeux... Petit bémol cependant : certaines scènes sont un peu tirées par les cheveux comme, par exemple, celle où Pénéloppe est aux prises avec le tueur à gage ou encore le dénouement final...

Bref vous l’aurez compris, je suis fan et impatiente de découvrir Incurables , le nouveau roman du couple.

*Lars est la contraction de (stieg) Larsson, l’auteur de la trilogie Millenium, et Kepler fait référence à l’astronome Johannes Kepler.

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