26 avril 2013
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 L'appât de Somoza

Mais comment font les bloggeuses pour blogger avec assiduité ? Perso, je n'y arrive pas : c'est comme la gym, je manque parfois SOUVENT la gym hein de motivation :) Bon là, le barbare joue... je me suis servie un perrier citron... Adèle chante à plein poumons... le barbare reste stoïque... et je vais vous parler de ma dernière lecture* L'appât de José Carlos Somoza

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L'histoire

Diana Blanco est un appât, un des meilleurs qui soit. Dans un Madrid futuriste, le monde est un théâtre où les hommes agissent afin de satisfaire leur philia. Les appâts sont des acteurs, spécialistes des philias, ils jouent des masques, suite de gestes et de postures précis, permettant de confondre les malfaiteurs les plus dangereux. L'un d'entre eux, le Spectateur, s'en prend à la jeune soeur de Diana, amenant cette dernière à le combattre...

Ce que j'en ai pensé

Mon premier contact avec Somoza date de Clara et la pénombre, roman futuriste, policier mettant en scène l'art et ses dérives. Je me souviens avoir été littéralement happée par l'histoire... Ici encore, Somoza nous transporte dans un futur proche qui tient la route. L'intrigue est bien batie. Les descriptions, presque froides, frôlent l'horreur et sont bien loin des "bons sentiments" à l'anglo-saxonne**. Les rebondissements, jusqu'à la fin de l'ouvrage, gardent le lecteur en haleine.

La description du contexte - masques, philias, psynomes, appâts - un peu ardue au départ ajoute à la saveur du texte et de l'intrigue. Néanmoins, l'auteur arrive, à mon sens, à ne pas "noyer" le texte dans un magma de théories fumeuses. Le rythme est soutenu, emmenant le lecteur d'un rebondissement à un autre.

Bref, j'ai adoré L'appât... surtout dans mon hamac il faut bien l'avouer... Lisez-le !

Un court extrait pour la route

... Surprenant. Il se trouve que, face au même stimulus de plaisir, on réagit comme tous ceux qui possèdent la même philia : on se gratte la jambe, on hausse le sourcil, on s'éclaircit la gorge, on dit "je t'aime", on pleure, on a un orgasme. On ne peut pas faire autrement.

Plus surprenant. Si le stimulus est très intense, on est possédé. Cela signifie qu'on devient son esclave. On fait n'importe quoi : on se tue, on tue quelqu'un, on torture, on viole.

Et tu sais le plus amusant ? Les stimuli peuvent être représentés. Feints . Comme dans un théâtre, avec des costumes, des gestes, une lumière, une voix...

*Je lis comme une malade... épuisement émotionnel à dit le doc... donc je lis pour ne plus penser... le comble hein pour une bibliothécaire !

**Vous avez remarqué qu'il n'arrive rien, ou presque, aux enfants dans les romans américains ? les enfants ne tuent pas, ne sont pas tués... ou si peu... prenez un auteur suédois... il arrive des choses atroces aux enfants, des choses qui vous glacent... prenez Somoza, par exemple, lisez*** L'appât et vous verrez... remarquez que cela fonctionne aussi pour les séries et les films hein... Qui a vu Utopia ? Allez voir Utopia, MAINTENANT !

***Je ne sais pas si je l'ai déjà dit mais : LISEZ CE LIVRE !!!

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