31 décembre 2015
 

 2015 : bilan d'une année écoulée...

En 2015, j'ai...

trié, rangé, donné, jeté, vendu... 

suivi des cours de Feng-Shui...

perdu beaucoup de poids avant de me stabiliser... 

décidé de me lancer comme indépendante complémentaire...

touché le fond au boulot pour, ensuite, prendre du recul et aborder les choses plus sereinement...

repris la lecture...

vu des amies, des potes, des gens... 

ri aux éclats...

fait du shopping...

mangé des gâteaux et bu du champagne... 

aimé, souri, crié, pleuré, boudé (et pesté dans la salle de bain)...

rêvé... 

aussi eu peur, au point d'annuler un concert prévu de longue date à Paris...

voyagé en Belgique et à l'étranger...

 

Cela a été une très belle année ! 

J'espère que la tienne l'a été aussi ? C'est tout ce que je te souhaite !!! Avec une belle soirée du 31 ! Bonne fin d'année 2015 ! Bonne année 2016 !!!!! 

16 février 2015
 

 Je n'irai pas à ton enterrement

Je n'irais pas à ton enterrement ! Voilà, c'est dit... On se connait pourtant depuis ma naissance... 

Tu es sur toutes mes photos d'anniversaire depuis que j'ai 1 an... Tu m'as apporté des cadeaux, je suis allée dormir chez toi, nous avons cuisiné ensemble... Et fait sècher des fleurs fraîchement cueillies pour réaliser un herbier !

Tu m'a embrassée, câlinée... Même que parfois, ça m'énervait que tu me serres tellement fort dans tes bras.

Après, j'ai grandi. Je suis devenue une adolescente. Nous nous sommes éloignées... Mais avons-nous été proches un jour ? Ta mère est morte. La tante de mon papa. Celle qui me serrait le plus fort dans ses bras. Celle qui devait voir dans mes yeux, la couleur de ceux de ma grand-mère, sa soeur, brutalement partie. 

Ta mère est morte et tu m'a traitée comme "le parent pauvre de province"... Celle pour qui "ce serait bien suffisant". 

Alors que tout le reste de ma famille évoluait avec moi, toi, tu me considérais encore comme une petite fille... Un peu naïve, un peu sotte... Toi qui habitais à la capitale...

Tu m'as beaucoup moins gâtée. Mes visites étaient polies, pas affectueuses. 

A aucun moment, je n'ai senti que je pourrais m'appuyer sur toi en cas de coups durs. Jamais. 

 

Alors, j'ai arrêté de t'aimer...

Je suis toujours venue te voir, je t'ai téléphoné pour ton anniversaire... J'ai avalé toutes les petites humiliations, toutes les maladresses qui n'en étaient pas. Je l'ai fait parce que "je suis une fille bien éduquée", à cause du poids des conventions... 

Le mois dernier, je t'ai envoyé mes voeux. Tu n'as même pas pris la peine d'y répondre. 

J'ai pris une décision. C'était la dernière fois que tu avais des nouvelles de moi. Aujourd'hui, tu es vieille... Et moi, je suis une femme. Je fais des choix, je pose des actes. Ils sont peut-être mauvais mais ce sont les miens...  

Je n'irai pas à ton enterrement. Je ne prendrai pas congé. Je ne me déplacerai pas. Ni au nom des conventions, ni par bienséance, ni pour aucune autre raison. 

Et tant pis pour ce qu'on pensera de moi...